Discussions techniques sur les problématiques relatives aux productions végétales Spécial

Notre référent technique a eu l’opportunité d’aller à la rencontre de spécialistes issus de deux grands instituts techniques présents sur le Salon de l’agriculture.

La première rencontre fut celle de Eric BRAJEUL, directeur du centre opérationnel du CTIFL (centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) de Carquefou .
Le CTIFL a pour objectif de définir des savoir-faire techniques et économiques pour améliorer l’expertise des différents métiers de la filière fruits et légumes et accroître la compétitivité des entreprises.
Il intervient auprès des acteurs professionnels pour les appuyer techniquement dans leur développement.  

Avec un budget annuel de 23 millions d’euros et 164 Ingénieurs et techniciens repartis sur ses quatre centres d’expérimentation et ses deux antennes, il a pour missions de :

·      Mettre en œuvre la recherche appliquée et l’expérimentation des résultats de nature à favoriser l’innovation technique et les transferts de technologie dans les entreprises de production et de distribution agricole.
·      Coordonner l’acquisition de références fiables ;
·      Etablir et appliquer les règles de qualité et leur contrôle « dans le cadre de la certification fruitière » ;
·      Elaborer, réunir et diffuser toute étude et documentation technique et économique utiles ;
·      Contribuer à la formation et l’information des professionnels et techniciens ;
 
La Polynésie française a présenté les problématiques relatives aux filières maraîchères et fruitières actuelles. Le technicien a informé l’institut sur les principales maladies et pestes qui pénalisent les producteurs (ex : teigne des choux, phytophtora des agrumes, virus du TYLCV sur tomates, acarien, thrips et charançon sur poivrons…).  Il a également présenté les problèmes d’itinéraires techniques perfectibles et/ou de variétés disponibles sur les filières locales de pomme de terre, carotte et pastèque melon notamment.
 
Le CTIFL indique que par le biais de convention, l’intervention rémunérée d’un de leur spécialiste « filière » pourrait être envisageable.
 
La deuxième rencontre avec David VUILLERMET, concernait l’horticulture. Ce dernier est le responsable d’expérimentation de l’ASTREDHOR.
L’ ASTREDHOR est l'Institut technique de l'horticulture qui conçoit et met en œuvre des programmes de recherche et d'innovation au service des horticulteurs.  Il a cinq missions principales :

·      Analyser les besoins des professionnels ;
·      Créer de l'innovation d'intérêt général et apporter de l'expertise ;        
·      Conduire des travaux de recherche appliquée ;
·      Transférer et diffuser les connaissances et résultats ;
·      Participer à la définition de la qualité des produits (normalisation, certification) ;
                       
L’ASTREDHOR présente au salon des cultures horticoles hors sol.
A noter qu’il est intervenu pour la première fois en dehors de la France métropolitaine en novembre 2018 en Guadeloupe. Cette première intervention a permis de réaliser un audit de la filière horticulture et de déterminer qu’elles seraient les actions ou l’expertise nécessaire a réaliser et ou apporter pour permettre de développer la filière. Cet institut est intéressé par faire des interventions en Polynésie française.

Depuis 2018, la direction de l’agriculture de Polynésie française et la CAPL rencontrent les horticulteurs polynésiens tout les deux mois afin de travailler sous forme d’un groupe de travail sur des thématiques qui les concernes. (économiques, biosecurité…)
Il est envisagé que le groupe de travail horticole local puisse sollicité des  interventions techniques d’un institut spécialisé et avoir profité du SIA pour créer un premier contact est une bonne nouvelle pour anticiper nos futures besoins.
 
En effet renforcer le partage d’information entre les techniciens de la chambre de l’agriculture et ceux des instituts de métropole est nécessaire pour permettre de préparer au mieux les potentielles interventions futures de spécialistes sur le Fenua par une meilleure connaissance de leur capacités d’intervention.
 

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